Le 30 novembre prochain, le collectif Solidarité Palestine du collectif organise les traditionnelles « Huit heures pour la Palestine ». Comme chaque année, le collectif célèbre à sa manière la lutte du peuple palestinien pour une terre et un état. Le 29 novembre  est la  Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.   C’est aussi le jour où  l’État de Palestine est admis en tant qu’« État observateur non membre » à l’ONU (2012).

Comme les années passées, nous souhaitons concrétiser cet engagement  par des rencontres, un débat et un repas solidaire.
Cette année, nous avons aussi voulu donner la parole aux femmes qui paient souvent un lourd tribut dans le cas de conflits, de situations sociales dégradées,  de précarité ou de misère économique. Ainsi notre meeting portera sur « lutte nationale, femmes en lutte ? ».

En Palestine, pendant plusieurs décennies et malgré un fort engagement des femmes, la lutte nationale et anti coloniale a évincé la cause des femmes. Quelle est la situation aujourd’hui ? Que font les femmes de Palestine et  que veulent-elles ? Assistons-nous à un renouveau des luttes féministes comme l’illustrent les récentes manifestations contre les violences faites aux femmes dans de nombreuses villes palestiniennes sous le slogan « Vous ne pouvez pas libérer la Palestine sans libérer les femmes » ?
Pour en débattre, nous accueillerons  trois femmes, deux franco-palestiniennes et une militante féministe et pacifiste hollandaise qui  parleront de la  condition des femmes en Palestine et les mises  en relation avec  les luttes nationales et internationales.

Norma Marcos, écrivaine, cinéaste[1], est née à Bethléem. Elle est l’autrice de «  Le désespoir voilé, femmes et féministes de Palestine », biographies de femmes palestiniennes  dans leur quotidien qui allait à l’encontre de  l’image traditionnelle. Elle nous parlera de l’évolution lente et chaotique de la place de la femme dans la société palestinienne entre le marteau de la société traditionnelle et  l’enclume de la colonisation et les conditions à réunir pour que les luttes nationales n’oublient pas les luttes féministes.

Rawand Masoud, Docteure en cancérologie, chercheuse Franco-palestinienne, vit actuellement à Marseille. Elle présidente de l’association « Rassemblement Médical pour la Palestine (RMP) », Vice-président de l’association PalMed France. De retour de Gaza dont elle est originaire, elle nous décrira la situation actuelle dans cette « Bande de Gaza » rendue tristement célèbre par les agressions et bombardements.

[1] Filmographie : 1994 «  L’espoir voilé », 2006 «  En attendant Ben Gourion »,  2010 «  Fragments d’une Palestine perdue », 2014, Wahdon, 2018 « Un long été brûlant en Palestine »

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